03 décembre 2007

Et non vous ne rêvez pas, votre ordinateur fonctionne bien, je suis de retour! J’ai décidé cette semaine de retirer cette douloureuse muselière qui me faisait tant souffrir (je m’ennuie cependant de l’intérêt que me portaient jusque là quelques beaux spécimens canins!) . J’avais l’envie de reprendre mes royaux écrits depuis un moment mais me manquait l’impulsion soudaine, l’élément déterminant qui me ferait enfin agir. Et cette goutte d’eau faisant déborder vase se trouve être une annonce. Mais pas n’importe quelle annonce: L’ANNONCE! J’ai en effet dans mon large entourage, une connaissance qui, en manque profond de va et vient intra-vaginal, se décida d’écrire quelques alexandrins connotant ses désirs les plus primaires et décrivant ses alléchantes attentes. Ne sachant comment s’y prendre, elle décida de s’adresser à quelques scribes que nous nommeront M. Wesh & M. Me. Malheureusement pour elle, les compères ne sont pas à l’académie française et ont quelques concepts néandertaliens concernant les rapports humains. Ainsi l’annonce décrivait avec les mots les plus crus jamais imaginés par l’humanité toute entière les volontés de la petite damoiselle. Une fois la feuille affichée (au départ je voulais mettre « l’affiche » mais « l’affiche affichée » c’est assez redondant; quoiqu’il parait plus logique étymologiquement d’afficher une affiche que d’afficher une feuille. Il faudrait peut être inventer le mot « «affeuiller » mais dans ce cas là on affeuillerait la feuille… Huuum! Soit …) en place publique, nous regardions avec malsaine délectation la massive populace admirer le saint sacrement. Dans le doute de pouvoir être prise en amazone par quelconque organe masculin grâce à une telle démarche, elle se prépara psychologiquement à l’anéantissement de ses rêves les plus fous. Pour cela elle fit appel à son ami imaginaire (son seul ami à vrai dire…), son Jimini Cricket, avec lequel elle se lança dans des tirades de discutions lors de ses longues nuits de solitude: « qui prendrait ça au sérieux? Je m’en tamponne le clafoutis si personne ne m’appelle… Et puis sait-on jamais, si je gagne une grosse somme d’argent, je pourrais m’acheter une nuit avec Jean-Pierre Coffe, mon idole de toujours. Tiens, y’a un M&Ms sous mon matelas! » Un soir, alors qu’elle n’y croyait plus et que sa concession funéraire fut réservée dans l’attente d’un imminent suicide, son téléphone se mit à sonner. Cela faisait longtemps qu’elle n’avait pas entendu l’exquise voix de Paris Hilton lui chanter la volonté d’un véritable être vivant de lui adresser un traître mot. Elle s’attendait à ce que ce soit un conseiller Orange (comme à l’habituée) avec lequel elle ferait tout, quitte à prendre un abonnement offrant des appels gratuits tous les jours de 4h15 à 4h16 pour seulement 179.99 euros par mois, pour rester un maximum de temps au bout du fil, en espérant que si elle lui ferait un peu pitié, il accepterait de se faire inviter dans le bar en bas de chez lui, à Marseille… Mais il n’en fut rien. Son correspondant était un étudiant en droit intéressé par son alléchante proposition. Après quelques blablas conventionnels ils acceptèrent de se voir à l’occasion. Appel sans suite, ce qui la replongea dans les méandres de la solitude. Mais cela n’allait pas durer! Un autre soir, pas moins de trois prétendants se bousculèrent au portillon téléphonique, mais un seul, pour elle, était apte à éteindre son volcan en fusion. Nous le nommerons l’ethnologue. Il avait l’air bien sur le papier: cultivé, mignon et endurant. Un rendez-vous intime fut pris pour le lendemain matin. La nuit prè-nuptiale était un authentique concentré de doutes et de manque de confiance en soi pour la jeune fille au bassin enflammé: « va-t-il s’enfuir en courant comme le font les gosses devant les écoles maternelles et dans les universités quand ils me voient? Suis-je sex? » Pour pallier à tous ces doutes elle entrepris le lendemain matin son ravalement de façade habituel qu’elle met en place chaque fois qu’elle désire ne pas recevoir de pierres quand elle traverse la rue: Pelle à tarte pour le maquillage, ponceuse électrique pour les ongles et glue waterproof-fireproof-acidproof-tsunamiproof pour éviter les frisottis. Fin prête elle se rendit à son rendez-vous. Bonne nouvelle il ne s’est pas enfuit en courant. Mais comme tout le monde le sait ils n’étaient pas là, sur cette arrêt de tram pour discuter le morceau de bacon de zèbre. Ce qu’ils voulaient tous deux c’était du romantisme et de la passion à la Shakespeare. Heureusement pour eux l’ethnologue avait une sublime suite de 8m² équipée d’un lit et d’une ampoule dans la résidence universitaire la plus proche. Les premiers contacts s’établirent et les palpitements utérins de la señora se firent entendre jusque dans mon amphi. Il se décida à jouer la carte de l’originalité et de la prendre en missionnaire. Enfin elle sentait l’extase extatiquement extatique viendrait ce jour. Malheureusement pour elle au bout de 10 minutes ce fut la débandade (c’est le cas de le dire!!). Le gouffre sur pattes en demandait trop et le pauvre petit pèlerin s’est écroulé sous la pression… Le calvaire hormonale de Lady Flop allait pouvoir continuer… Cette histoire vous aura appris, je l’espère, une bonne chose : n’en demandez pas trop à mon inspiration, elle risquerait de s’altérer!
Commentaires
pas mal
eh ben dis donc eric il y avait lontemps que tu nous avez fait un petit article cela m'avait manquez!!!! j'attend le prochain avec impatience maintenant!!!!
.
ouhaaa eric t'as tt interet à mettre des news regulierement.....c'est pas que je m'ennui..je desespère !
....
rahh , je sent que ma vie va être épiée sous toutes ses facettes ...
....
rahh , je sent que ma vie va être épiée sous toutes ses facettes ...
. . . Fausse Bonne Idée :-s
Et bien ...
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